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artwork: Kikko

PROCHAINS SPECTACLES

La Fontaine / Brassens

Affiche-lafontaine-brassens 4faces carré

27 août 2014 Le Mans (72) à 21h
Festival des chimères, jardins de la Cathédrale
https://www.facebook.com/lafontainebrassens

 

Arbon

ARBON CD TEASER 1

22 octobre 2014 L'Européen (Paris)
sortie du nouvel album "LE CAP ET LA BOUSSOLE"

www.leuropeen.info

Tél : 01 43 87 97 13

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Avant de traverser les nuages

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Depuis janvier 2008, ARBON vous invite à découvrir sur ce blog les fils qui relient ses chansons, sa vie, son travail d’auteur-compositeur, ses inspirations, ses humeurs, l’air du temps et la vie comme elle va… Pour en savoir plus: www.arbon-lesite.com
Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 08:28

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En vue de la mettre sur mon prochain disque, nous avons enregistré une nouvelle version de Trucula Bonbon, enlevée et dansante. Pourquoi ? Parce que la version d'origine, avec son simple accompagnement au piano, passe très bien sur scène, mais pas sur un disque. Trop maigre. C'est la raison pour laquelle Trucula Bonbon est restée jusqu'ici absente de ma discographie.

J'étais assez content, musicalement, du résultat. Cependant, lorsque je l'ai fait écouter dernièrement à la famille de Claudine (ses soeurs, ses frères, et leurs enfants me font le bonheur de me manifester un soutien sans faille depuis le début), j'ai failli déclencher une émeute. - Non, non, non, tu n'as pas le droit de traiter Trucula comme ça ! On trouvera cette nouvelle version en ligne ici :


TRUCULA BONBON MIX 2706
par arbon

L'une de mes nièces fut particulièrement virulente, et avança une argumentation très précise : « Tout le génie de cette chanson tient à son romantisme sexuel, qui consiste à avoir placé, sans que cela soit choquant, des mots comme foufoune et bander sur des arpèges de piano. Tout tient dans cette opposition qui fonctionne miraculeusement. Trucula, c'est une sensualité tendre, un corps qui palpite à la lueur d'une bougie, l'émotion du désir, un rêve humide. Pas du chachacha. »

J'avoue avoir été secoué par cette tirade. J'ai trouvé qu'elle méritait d'être méditée. Du coup, j'ai besoin d'un temps de réflexion, ainsi que de l'avis de mes amis et lecteurs, à qui je fournis ci-après le lien vers un enregistrement live de la version d'origine, dans l'espoir que leurs avis pourront éclairer ma décision.

Trucula Bonbon aux trois baudets

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Par arbon - Publié dans : Nouvelles chansons - Communauté : Virtuoses & cie
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Lundi 21 juillet 2014 1 21 /07 /Juil /2014 08:11

Une amie, nous accueillant récemment dans sa maison de Provence, nous a préparé une spécialité régionale : de l'épaule d'agneau accompagnée d'épeautre, une céréale cousine du blé mais traitée en l'occurrence comme du riz.

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Ce plat m'a plu dès son nom, qui suggère l'idée d'une cuisine poétique, où les mets s'accorderaient en fonction de leur consonance.

Par arbon - Publié dans : Le fil des jours - Communauté : Chroniques du temps présent
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Samedi 19 juillet 2014 6 19 /07 /Juil /2014 08:30

Ce jour-là, lorsque nous arrivons, elle est plongée dans ses pensées, l'oeil perdu. Je n'ai pas droit au « Ah ! Bonjour mon fils » habituel. Pas de formule de politesse. Elle pose directement la question : - Est-ce que la guerre est finie ? - Quelle guerre, Maman ? - Oh, mais tu sais bien, enfin ! La bataille de Verdun, est-ce qu'elle est finie ? - Pourquoi demandes-tu ça, Maman ? - Parce que je n'entends plus le son du canon.

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Elle pose encore d'autres questions étranges pendant que nous déjeûnons. Puis, nous regardant alternativement Papa, moi, et les personnes qui nous entourent dans la salle à manger, elle dit : - Est-ce réel, tout ceci, ou est-ce que c'est un rêve ?... Et si c'est un rêve, c'est le rêve de qui ?

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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 08:26


TU AS PAS CHANGE MIX 2706
par arbon


La chanson date, je crois, de juin 1980. Je me revois en train de l'écrire dans mon appartement de Vanves, alors que j'y vivais seul ( B. puis I. s'y étaient succédé, mais cela n'avait duré que quelques semaines pour chacune), dans un moment d'inspiration comme j'en ai eu rarement, quand tout vient aisément, comme sous la dictée, paroles et musique.

J'étais facilement d'humeur nostalgique à l'époque, j'anticipais le temps qui passe, cela me plongeait dans des plaisirs vaguement sombres, et délicieux. Et j'avais couru justement ce jour-là contre la montre, parce que j'avais rendez-vous dans un restaurant du quartier latin avec trois filles, dont deux me paraissaient fréquentables, mais que je voulais finir la chanson avant d'y partir. J'étais arrivé très en retard. La chanson d'abord.

Tout de suite, dès que je l'eus chantée devant quelques amis, le lendemain ou le surlendemain, elle avait été un succès. Tout de suite elle était devenue la préférée de la bande, et pendant très longtemps elle fut numéro un de notre petit "hit parade", et c'est la chanson de moi que j'ai sans doute le plus chanté.

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Pourtant, elle n'a figuré jusqu'ici sur aucun de mes disques. J'ai essayé, depuis dix ans, à deux ou trois reprises, de la remettre à mon programme, et de lui trouver un arrangement compatible avec la qualité professionnelle de mes chansons d'aujourd'hui. Mais la vérité est sans doute que je m'en étais lassé. « J'ai pas changé j'ai pas vieilli » disait le refrain. Si.

Et puis un jour, Claudine m'a suggéré une minuscule modification. « Tu as pas changé j'ai pas vieilli ». Effet considérable. La chanson s'éclairait d'un jour nouveau : un homme et une femme se retrouvaient par delà les années, à l'autre bout de la vie. Elle prenait un nouveau sens, et une nouvelle jeunesse. Je pouvais enfin envisager de la graver sur un disque. Scott a tout de suite saisi. Il a opté pour des sonorités années 60 et 70, et un tempo allegretto.

Par arbon - Publié dans : Nouvelles chansons - Communauté : Virtuoses & cie
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Mardi 15 juillet 2014 2 15 /07 /Juil /2014 08:05

Je pense à nos amis d'Inoï avec qui nous étions il y a un an exactement, et à la session qu'ils tiennent en ce moment même, à laquelle, malheureusement, nous n'assistons pas. Je les salue tous ici fraternellement, particulièrement Maurice et Cécile, et je reproduis ici les quelques mots que l'expérience partagée avec eux m'avait inspirés, et que j'avais prononcés devant eux à voix haute, le huitième et dernier jour. Ce petit texte est intitulé : Le voile bleu.

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Vent, chaleur, cigales.

 

Au matin du premier jour, un nuage est resté accroché à la montagne. On ne voit pas le sommet. Le mystère est en place. Quand la montagne finalement se dévoile, au-dessus d’elle, un autre voile : bleu.

 

Combien de voiles me séparent ainsi de Lui, ou du meilleur de moi-même ? Combien de « koshas », de couvertures ? Cinq ? Sept ? Combien de dalles de pierre de combien de tonnes y a-t-il peut-être à soulever ?

 

Je suis venu ici, je crois, en paix. Par amour, par amitié, par curiosité. J’offrais ce séjour à Claudine, nous avons rencontré de très belles âmes. Pour moi aussi (surtout ?) ce séjour s’est révélé être un cadeau.

 

« Le salut n’est pas tant affaire de rédemption et de suivre la Loi, que de guérison de l’âme » (Saint Ephrem). C’est curieux – ou présomptueux – ou suis-je complètement aveugle ? Je me sens en accord avec moi-même. J’aime la vie, je crois savoir la savourer. J’arrive à vivre en paix dans le présent. Alors guérir... Guérir quoi ?

 

Je n’ai pas besoin de Dieu pour expliquer le monde. Le monde est. Je ne le comprends pas. Pourquoi inventer un Dieu que je ne comprends pas plus ?

 

Au contact de Claudine, je reçois quelque chose qui me dépasse. Je vois qu’elle vit quelquefois dans une dimension à laquelle je n’ai pas accès. Elle a ce cœur véhément et généreux à côté duquel le mien est un nain. Une lumière violente l’éclaire, comme parfois les ténèbres la traversent. Ce qu’elle vit me semble ardent, confus, mystérieux. Je suis à l’écart, et heureux qu’elle m’accepte à ses côtés. Tout cela m’éclaire, par intermittence, comme les reflets d’un phare.

 

Tout à l’heure, au moment de la prière universelle, j’aimerais avoir le courage de dire devant elle, et mes compagnons : « Je prie pour que Dieu existe ».

 

Au matin du huitième jour, au-dessus de nous, et en moi, un voile bleu.

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Vendredi 11 juillet 2014 5 11 /07 /Juil /2014 08:48

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Auribeau-sur-Siagne est un charmant village perché de la Côte d'Azur, situé à mi-chemin entre Cannes et Grasse. Il s'y tient depuis trois ans un festival de théâtre dans le cadre duquel nous avons eu le grand plaisir, la semaine dernière, de donner La Fontaine / Brassens. 

C'est dans la cour de l'ancienne école que nous avons joué, sur une terrasse dominant la vallée, dans la chaude lumière de l'après-midi, à l'ombre de deux vieux platanes. De la scène, nous distinguions très bien les visages des spectateurs, et je guettais avec gourmandise les sourires de satisfaction qui, de minute en minute, s'épanouissaient sur la plupart d'entre eux. Puis, comme le veut notre mise en scène, vint pour moi le moment d'une brève sortie.

Je passai derrière le léger rideau du fond de scène, et me retrouvai face à la vue. Elle s'étendait jusqu'à la mer, où les petits triangles blancs de quelques voiles se détachaient sur le bleu de l'horizon. De ce point distant naissait la courbe lumineuse des collines, animée par le vert foncé des pins, les fuseaux des cyprès, l'ocre des maisons. Plus près, sur la hauteur, contre le ciel, côté jardin, l'église profilait son clocher. L'air était délicieusement doux, une légère brise passait dans mon costume, et je me mis soudain à frissonner à la pensée de la chance que j'avais d'être là, dans cet endroit merveilleux, pour y accomplir le plus aimable travail qui se puisse concevoir : chanter, dire les plus beaux textes, et partager ce plaisir avec quelques dizaines de personnes contentes d'être venues nous entendre et nous applaudir.

Au cours du diner qu'ils nous offrirent à l'issue de la représentation, je fis part au maire et à la présidente du festival de ce moment de bonheur, et quelqu'un résuma : - C'est pas la mine.

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Mercredi 9 juillet 2014 3 09 /07 /Juil /2014 08:42

Souvenir d'une répétition de La Fontaine / Brassens : ma célèbre partenaire commet un lapsus dans le Chêne et le Roseau. Au lieu de : « je plie et ne romps pas », elle dit : « je prie et ne romps pas ».

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J'aurais dû instantanément m'exclamer : - Le roseau n'est ni pieux ni pieu ! Mais je n'ai pas eu l'à-propos de faire ce bon mot, et je me contente aujourd'hui de le rapporter de manière apocryphe, comme un repentir, dans ce blog.

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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 08:31

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Buste de Charles Péguy © Hélène Richard

Notre ami Pierre Fesquet donnait l'autre soir, en compagnie de Michael Lonsdale, une lecture de textes de Charles Péguy. Comme dit l'autre, « on ne lit pas Péguy pour se divertir ». Et en effet, malgré tout leur talent de comédiens, je le dis tout net : c'est pour moi éprouvant d'écouter du Péguy.

Etait-ce le choix des textes ? J'ai entendu ce soir-là les mots d'un homme que j'ai trouvé confit dans un passéisme conservateur, exaltant le peuple français comme étant l'élu du Seigneur, certain que ses jardiniers, ses artisans, ses vignerons sont formés « depuis quatorze siècles » par Jésus lui-même, et que ses bergères se transforment si besoin est, le moment venu, en sauveuses. Le tout saupoudré de bellicisme mystique et autres illuminations nostalgiques de la même farine.

Quant à la forme, Péguy écrit comme un boeuf rumine. Il ressasse la même idée à longueur de page, répétant ses phrases, permutant un mot par ci par là, mais revenant sans cesse, de vers en vers, à une mastication verbale vaguement hypnotique, qui pour certains fait son génie, et pour moi son ennui. Péguy est le contraire de la légèreté.

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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 08:39

Il y a quelques décennies, certains habitants d'Amou n'avaient de l'anatomie qu'une connaissance approximative. On raconte encore cette conversation entre deux anciens :
- Mauvaise nouvelle. Adrienne s'est cassé le cubitus.
( Adrienne était une femme de leur âge qui les avait beaucoup fait rêver dans leur jeunesse. )
- Oh la la ! Mais ça doit faire horriblement mal !
- Un mal de chien.
- La pauvre... Se casser le cubitus !... Mon Dieu !... La voilà incapable de s'asseoir !
Comprenant que son ami ne situe pas la fracture d'Adrienne au bon endroit, le premier précise :
- Tu sais, Jeannot, le cubitus c'est l'os du coude... Tu confonds avec l'osquiput*.

Coccyx.jpg

* à prononcer en faisant sonner, ou non, le t final.

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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 08:29

foot fumee senegal © marine Saiah

© Marine Saiah

Du foot, sur fond de fumées. Voilà qui résume assez bien l'état du monde en ce moment.

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