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PROCHAINS SPECTACLES

Jeudi 7 juin 2012, 20h30

les trois baudets

64 bd de Clichy 75018 PARIS

Renseignements / réservations : www.lestroisbaudets.com

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Avant de traverser les nuages

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Depuis janvier 2008, ARBON vous invite à découvrir sur ce blog les fils qui relient ses chansons, sa vie, son travail d’auteur-compositeur, ses inspirations, ses humeurs, l’air du temps et la vie comme elle va… Pour en savoir plus: www.arbon-lesite.com
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 08:46

Ce village ne s'appelle pas Colombey, mais il a une église qui sonne comme deux, puisque ses cloches carillonnent deux fois, à une minute d'intervalle, toutes les heures de la journée et de la nuit.

Si j'y situais l'action d'un roman, je commencerais certainement par cette phrase : « le deuxième coup de une heure venait de sonner ».

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Par arbon - Publié dans : Le fil des jours - Communauté : Fourre-tout * inclassable
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 08:32

Scott Pauvre Venus

Scott au studio

Je commence à préparer mon futur album, qui sortira l'an prochain. J'y travaille avec Scott, Gérard et Augustin. La base musicale sera guitare acoustique - contrebasse. Moins de percus, moins d'électro que sur l'album précédent. Je vise un son plus dépouillé, plus acoustique, à la manière de cette "Pauvre Vénus", dont on trouvera ci-dessous la première version studio (provisoire).

Par arbon - Publié dans : Refrains & couplets - Communauté : Virtuoses & cie
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 08:52

A travers sa fondation, Bill Gates consacre sa fortune à l'éducation et à la santé dans le monde. La lutte contre le paludisme (ou malaria), qui touche deux cent millions de personnes, principalement en Afrique, est l'une de ses priorités.

Cependant, les habitants des pays riches s'en fichent, et l'on consacre bien plus d'argent, comme le dit Gates lui-même, à mettre au point des traitements contre la calvitie que contre le paludisme.

Au cours d'une conférence assez remarquable, il a voulu frapper les esprits. Expliquant que les moustiques sont le vecteur de la maladie, il s'est dirigé vers une table sur laquelle une petite boite était posée, en disant : « d'ailleurs, j'en ai apporté quelques-uns ». Puis, ouvrant la boite : « - Voilà, il n'y a pas de raison que seuls les pauvres puissent faire cette expérience ».

Gates et les moustiques 1

C'était une manière très efficace de faire passer son idée. Le petit bourdonnement des quelques insectes lâchés dans la salle est devenu un énorme "buzz".

http://www.youtube.com/watch?v=ppDWD3VwxVg

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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 08:38

Inca et Rayas, deux pingouins "gays" pensionnaires d'un parc zoologique de Madrid, sont inséparables depuis qu'ils ont fait connaissance il y a six ans. Chaque printemps, depuis lors, ils préparent un nid. Hélas ! L'amour ne suffit pas à faire des enfants, aussi intense soit-il. Les pingouins constataient, année après année, sans bien comprendre pourquoi, que leur nid restait vide. Ils semblaient guettés par la dépression.

Cette saison, afin de leur éviter une pénible langueur, leur soigneuse, en accord avec la direction du parc, leur a confié un oeuf à couver. Ils l'ont adopté tout de suite. Il parait que c'est Inca qui s'est emparé du rôle maternel, en se calant bien sur la coquille dont il ne descend plus, ni de jour ni de nuit. Quant à Rayas, il monte la garde, avec toute la fierté dont un futur père peut se montrer capable.

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Depuis trois jours que la nouvelle est connue, les félicitations affluent sur Twitter. Ce n'est cependant pas le premier couple célèbre de pingouins homosexuels. Harry et Pepper, du zoo de San Francisco, avaient fait parler d'eux il y a deux ans. Ce n'est pas non plus le premier couple de pingouins homoparental : ceux-là s'appelaient Adam et Steve, ce qui est joliment trouvé. Ils vivent en Chine, et se sont vu confier l'an passé le bébé d'une femelle indigne, qui avait déjà tué à coup de bec deux de ses oisillons. Au préalable, par souci sans doute de préserver les apparences, les autorités du zoo dont ils sont résidents les avaient mariés en bonne et due forme, et les gazettes de la toile rapportent que pour la circonstance Adam portait une cravate, et Steve une robe d'un rose resplendissant.

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 08:39

Un ami chanteur me fait le redoutable honneur de me demander mon avis sur une chanson qu'il est en train d'écrire. C'est très difficile à donner, ce genre d'avis. Mais enfin, je m'y risque, et je lui dis que je trouve le début un peu mièvre, et qu'au plan des paroles, on ne sait pas clairement, au départ, à qui s'adressent ses mots d'amour : à une femme, un enfant, un ami, un souvenir, un pays...

Voilà toute la difficulté de notre travail d'artiste : clarifier, d'abord pour nous-mêmes, ce que nous ressentons, ce que nous avons envie de sortir de nous. L'ouvrage est nécessairement au départ indistinct, brumeux, confus. Notre tâche consiste à le tailler, le préciser, le polir pour l'offrir aux autres comme la plus belle chose possible.

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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 08:06

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On ne dit plus j'en ai eu la chair de poule. On dit ça m'a mis les poils. C'est ainsi. La langue est de plus en plus ébouriffée.

Attention cependant : "ça m'a mis les poils" ne s'oppose pas à "ça m'a rasé". C'est autre chose. (On peut d'ailleurs trouver ce manque de symétrie horripilant.)

Ce qui me défrise là-dedans, sans vouloir couper les cheveux en quatre, c'est la petite mais incontestable perte de précision dans la métaphore. Avec ce genre de dérive, de proche en proche, par capillarité, on finit par passer à côté de ce que l'on veut dire, à un poil près.

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 08:13

J'ai une profonde admiration pour le travail de Frédéric Pagès. C'est un poète, au sens fort du terme, et un musicien, pareillement. Tout, dans ce qu'il écrit, est mûri, précis, juste, exigeant.

Voici ce qu'il dit de son métier : « Nous sommes les passeurs d’un chant qui est plus grand que nous, et que le public à la fois désire et ne veut pas entendre. Ainsi doit-on chanter à la fois pour et contre le public. Créer c’est encore et toujours affronter l’incompréhension en un combat singulier afin que le poème advienne. »

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Le Brésil est la source de son chant. Il va y puiser une énergie vitale, végétale, foisonnante. Il faut l'entendre parler de l'Amazonie, de Sao Paulo, des cafés poussière et des averses lentes : lieux et climats puissants, où se jouent quelques mystères universels, parce que la nature y affronte la ville, et le primitif la modernité. Ce sont ces chocs, ces courts-circuits, ces craquements, ces extases, dont il rapporte des chansons qui débordent souvent de leur territoire habituel, pour devenir des mélopées, des invocations, des récitatifs, des cantiques, et qui font la singularité de sa voix.

En concert, Frédéric est accompagné de musiciens d'exception. Il sera au théâtre des Déchargeurs tous les vendredis et samedis du mois de juin, puis en septembre. Nous y livrerons donc avec lui ce combat pour que son chant advienne, pour et contre nous.

 

(Le site de Frédéric Pagès se trouve ici : le grand babyl.

On peut lire une belle interview de Frédéric Pagès sur le blog de Luc Belmont.)

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 08:46

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Les poèmes du métro claquent parfois comme des bouffées d'enfance. Prenons par exemple celui-ci :

Quand j'étais petite je ne voulais jamais me tuer le lundi parce que j'avais cheval le mercredi.

Son auteur est une femme, Agnès Rosse, artiste plasticienne, qui donc, de temps en temps, écrit. Avec ce poème, elle avait été lauréate du concours de poésie de la RATP. Il est heureux que ses parents lui aient offert des leçons d'équitation.

Quant à cet autre : 

Je veux être le chef !
Est-ce que je peux ?
Je peux ? Je peux ?
C’est vrai ? c’est sûr ?
Hourra je suis le chef !
Je suis le chef !

il est signé d'un certain Roger Mc Dough, sur lequel la toile ne nous dit rien, mais dont il me plait de penser qu'il pourrait être le pseudonyme du nouveau Président de la République.

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 08:10

La poésie est l'un des plaisirs du métro. Une bouffée d'air incroyable. (C'est une initiative très heureuse - et déjà ancienne - de la RATP de consacrer à de courts poèmes des espaces habituellement réservés à la pub). Je suis dans un wagon de la ligne 6, et je lis :

La poésie est sans réponse -
océan sans fin
elle se noie
dans un coquillage

Ces quelques mots, je les hume, les goûte, les écoute, les examine, les rêve. Tout est familier, tout me surprend. Une idée frappe sur un gong mental inconnu. Ma mémoire résonne d'échos. Des images se déploient. Une saveur subtile et nouvelle s'épanouit sur le bout de la langue. Sensations, ondoiements, pensées inattendues. Cela me fait mon voyage.

(Poème d'Anise Koltz © Editions Arfuyen)

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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 08:52

Les forums de discussion médicaux sur Internet peuvent s'avérer distrayants. Question :

- Je suis enceinte de 6 mois et j'attends une petite fille. Si je fais l'amour pendant ma grossesse, le sperme peut-il aller dans mon bébé et la mettre enceinte ? J'ai posé la question à mon docteur, il m'a certifié que non, mais je ne le crois pas à 100%.

Passés la surprise et l'éclat de rire, ce qui est troublant avec ce genre de déclaration, c'est qu'on n'est pas assuré de son statut. On ne sait pas comment l'interpréter : est-elle authentique ? Est-ce un canular ? Faut-il opter pour le premier degré ("celle-là, elle en tient une couche"), ou le second ("pas mal, bonne blague") ?

Pour dire les choses différemment (et les mettre en abyme), pourrais-je à mon tour aller sur un forum et demander : - J'ai lu qu'une femme enceinte de six mois pensait que son bébé pouvait tomber enceinte si elle faisait l'amour. Peut-on vraiment être aussi conne ? J'ai posé la question à un ami, il pense que non, mais je ne suis pas sûr à 100%.

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Par arbon - Publié dans : Lu, vu, entendu... - Communauté : Chroniques du temps présent
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