© Hugues Barrière

CONCERTS A VENIR

A l'EUROPEEN 5 rue Biot 75017 PARIS
le mercredi 16 décembre 2009 à 20h
le mardi 23 mars 2010 à 20h

Festival MARS EN CHANSON
Charleroi BELGIQUE
le jeudi 18 mars 2010 à 20h

Nouvelles chansons


Ecoutez mes nouvelles chansons, et choisissez celles que vous aimeriez voir figurer sur le prochain disque en les notant de 1 à 5. En savoir plus.

Avant de traverser les nuages

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ARBON vous invite à découvrir sur ce blog les fils qui relient ses chansons, sa vie, son travail d’auteur-compositeur, ses inspirations, ses humeurs, l’air du temps et la vie comme elle va… Pour en savoir plus: www.arbon-lesite.com

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Mercredi 11 novembre 2009
Pour en revenir aux belettes, leurs petits naissent nus, aveugles et sourds. Ils sont sevrés au bout de huit semaines. Ils ont donc deux mois à peine pour se mettre à voir, entendre, et devenir poilus, ce qui est bien nécessaire puisque les dernières portées naissent en septembre, au moment où le temps va commencer à fraîchir.

Il y a un peu plus d'un siècle, les petits des Français naissaient également nus. Mais ils avaient dix-huit à trente ans devant eux avant de devenir poilus, et de se rassembler sous terre, dans des tranchées, au milieu d'autres espèces voisines de mammifères, telles que les rats, les taupes ou les fridolins.

Verdun. Une tranchée du ravin de la mort
Par arbon - Publié dans : Le fil des jours - Communauté : Humeurs
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Mardi 10 novembre 2009
J'avais sollicité une mienne nièce par alliance, âgée de treize ans, pour devenir mon amie sur Facebook.

Elle m'a répondu: "Désolée, mais je n'accepte pas comme amis les amis de maman; même si vous êtes mon oncle." Le tout accompagné d'un beau smiley.





Par arbon - Publié dans : Le fil des jours - Communauté : Chroniques du temps présent
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Lundi 9 novembre 2009
La semaine dernière, dans mon billet sur Claude Lévi-Strauss, j'ai associé dans la même phrase les mots infiNité et infiMité. Je les écris comme ceci aujourd'hui car, compte-tenu de la typo utilisée, il parait que plusieurs lecteurs n'ont pas vu la jambe supplémentaire du m d'infiMité, et n'ont pas bien compris ce que je voulais dire.


Voilà une jambe qui fait en effet une sacrée différence. De l'infini à l'infime, son pouvoir est immense. Cette botte de sept lieues graphique vous fait passer, quand on la chausse, du gigantesque au minuscule. Si on l'enlève, le ver de terre devient la totalité des étoiles.
Par arbon - Publié dans : Le fil des jours - Communauté : L'art et la manière
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Samedi 7 novembre 2009
Ayant, dans mon précédent article, émis l'hypothèse que les belettes n'avaient pas le même penchant que les chauves-souris pour la lubricité orale, je me suis renseigné sur leur vie sexuelle.

© Ainalem

On apprend sur Wikipedia que les belettes s'accouplent longuement, l'accouplement durant en moyenne trois heures, entrecoupées de pauses. Or, les spécialistes des chauves-souris pensent que si ces dernières pratiquent la fellation, c'est pour améliorer la performance des mâles et allonger la durée du coït de six secondes environ: il est donc facile de comprendre que les belettes n'ont nul besoin de recourir à cet expédient.

On apprend par ailleurs, s'agissant de la belette des montagnes, que les membres de l'espèce sont relativement solitaires ("excepté pour l'accouplement", nous indique-t-on: la précision est bienvenue), qu'ils poussent des cris perçants et très forts, et qu'ils produisent une sécrétion très odorante à l'aide de leurs glandes anales: rien qui favorise vraiment les caresses bucales, comme on voit.

Par arbon - Publié dans : Lu, vu, entendu... - Communauté : L'art et la manière
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Vendredi 6 novembre 2009

Pour qui douterait encore de l'utilité de la recherche publique, voici un bel exemple d'étude fondamentale et désintéressée: on apprend sur le site du Monde.fr que des chercheurs chinois et britanniques, travaillant sur la vie sexuelle des chauves-souris, ont fait cette découverte majeure: "les chauves-souris pratiquent elles aussi la fellation".

Ce "elles aussi" fait sans doute référence à l'espèce humaine, qui se croyait jusqu'ici la seule (quelques vicieux bonobos mis à part) à avoir des pratiques amoureuses aussi avancées. Eh bien non. L'observation de la gent chauve-souris nous incite à davantage de modestie.

Pour ma part, je trouve que cette découverte éclaire d'un jour nouveau la fable "La chauve-souris et les deux belettes" de mon camarade La Fontaine:

Une chauve-souris donna tête baissée
Dans un nid de belette (...)

On sait maintenant ce qu'elle cherchait à y faire. Et du mauvais accueil qu'elle reçut, on peut induire que les belettes n'aiment pas ça.

Notons enfin le commentaire avisé d'un lecteur de l'article: "c'est Batman qui va être content".




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Jeudi 5 novembre 2009

Je me souviens d'une longue interview de Claude Lévi-Strauss, passée à la télé il y a une quinzaine d'années. Il parlait de la connaissance, de ce qui se passait lorsqu'on s'applique à savoir. Il parlait de ce que c'était que "comprendre". Et il avait dit cette phrase merveilleuse: "Comprendre quelque chose, c'est dans le même temps apercevoir deux ou trois autres choses que l'on ne comprend pas".

C'est un subtil éclairage apporté au "Ce que je sais, c'est que je ne sais rien", de Socrate. En réalité, plus on sait, plus on sait qu'on sait peu. L'humilité des vrais grands esprits réside dans cette conscience intime de l'infinité de leur ignorance, ou plus exactement de l'infimité de leur savoir. Ce n'est pas une posture, une clause de style, une coquetterie: c'est une évidence, dont certains d'entre eux parviennent à faire une élégance, qui leur donne cette démarche noble et juste dans leur traversée de la vie.
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Mercredi 4 novembre 2009
J'ai assisté l'autre soir lors d'un concert à quelque chose d'assez gonflé. Le chanteur nous annonce qu'il va interpréter son "antitube". Il cite Boris Vian, "un tube c'est long et creux", pour déclarer: " la chanson qui vient est dense et courte". S'ensuit en réalité une chanson longue et creuse, dont je ne pense pas qu'elle constitue un tube pour autant.



En fait, l'histoire du "tube" n'est pas exactement celle-là. C'est effectivement Boris Vian qui a inventé le mot, dans une chanson intitulée "Le tube", écrite avec (et chantée par) Henri Salvador en 1957. V'là les accessoires pour faire un succès, dit son refrain; et les couplets égrènent: "une rue, un trottoir, une môme bien roulée, un gars, chandail noir...". C'est-à-dire une série de clichés: pour devenir un tube une chanson doit parler à tout le monde, dans des mots simples, et assumer sa propre banalité.

Mais Le tube ne fut pas un succès. Chanter la banalité en tant que telle n'est pas banal. L'antitube en deviendra-t-il un? En tout cas, question lieux communs, sur l'automne et la lumière de septembre, on était servis.
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Mardi 3 novembre 2009

Cela fait un moment que j'ai envie de faire un article sur Alex Beaupain. Un an, en fait, depuis qu'est sorti son disque qui s'appelle "33 tours".

Il est assez rare que j'adhère d'emblée à l'univers d'un "nouveau" chanteur. Avec lui ça a été le cas. On m'a offert son disque. Je l'ai versé dans mon iPhone, où j'ai des centaines de chansons que j'écoute en "aléatoire". Cela réserve des surprises. C'est en courant dans les bois, sur les feuilles mortes, que je suis tombé sur Juste ces mots.



Une autre chanson du disque s'appelle Novembre. Nous y voici. C'est un mois subtil et sombre qui convenait bien à la sortie de ces ballades légères, fortes, acidulées, poignantes, et pour tout dire d'une insondable mélancolie.

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Lundi 2 novembre 2009
Je ne sais pas très bien comment c'est venu, ni quand, mais un jour quelqu'un de mon entourage a accolé ces deux mots pour me définir. Et non seulement j'ai trouvé que ça m'allait bien, mais encore ça m'a donné des idées pour mon retour sur scène, le 16 décembre, à l'Européen à Paris. D’où la création visuelle de Kikko, et le flyer annonçant le concert (le cochon est pour le Cochon, les poissons sont pour Kodjo) :



Je suis donc en train de travailler sur la question suivante : comment un fabuliste rock se présente-t-il sur scène ? Comment est-il habillé ? Comment sont ses musiciens ? Y a-t-il un décor (attention : le budget est voisin de zéro), des accessoires, des jeux de lumière ?

J'ai des réponses, mais ça ne m'empêche pas de lancer un appel, en demandant à tous ceux d’entre vous qui ont des idées de bien vouloir m’en faire part. (Ceci est une tentative de brainstorming collectif et virtuel.)
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Samedi 31 octobre 2009

L'Affaire Dussaert... Pour ceux qui ne la connaissent pas encore et qui seront à Paris ce jour-là, je recommande fortement d'assister à la conférence-spectacle que donnera Jacques Mougenot le dimanche 15 novembre 2009, à 17h00. Allez apprendre ce qu'il y a après la Joconde de Leonard de Vinci, ou après la Pie de Claude Monet, entrez dans les arcanes de l'art contemporain, et surtout, allez découvrir l'humour exceptionnel d'intelligence de Jacques Mougenot.

C'est à l'Espace Champerret (place de la Porte Champerret), entrée et placement libre (après avoir acquitté l’entrée au Salon d’Automne : 10 euros )

Jouée au Petit Hébertot de janvier à mai 2006 puis en tournée, cette pièce a obtenu le Prix du public au festival de Dax 2007. Voici ce que la Presse en a dit:

Vous connaissez l’affaire Dussaert ? Elle mérite pourtant toute notre attention. Heureusement, le bien informé Jacques Mougenot, s’est penché pour nous sur l’histoire de Philippe Dussaert, artiste peintre au centre d’une bien étrange polémique, passée inaperçue pour cause de guerre du Golfe. Avec une jubilation certaine, un plaisir évident et beaucoup de talent, il règle ses comptes aux snobismes, traque les sophismes en tout genre ou tout autre « idiotisme », entre conférence et pièce. Mais L’affaire Dussaert, c’est aussi un coup de théâtre final, une sacrée pirouette, le clou d’une soirée instructive, drôle et burlesque. Tout un tableau.
ELLE à Paris

Souvent on dit que les procès sont théâtraux ou cinématographiques, mais là l’enquête, je dirais l’instruction, que Jacques Mougenot mène autour de cette affaire Dussaert, et la manière dont il la raconte a quelque chose qui est proprement hitchcockien ; et pour tous ceux qui pensent que le théâtre, c’est beaucoup de surprises et aussi, c’est l’endroit où le plaisir de l’acteur – et de voir un acteur – est porté à son comble, je recommande vraiment d’aller au petit théâtre Hébertot pour voir « l’affaire Dussaert » de et par Jacques Mougenot.
Philippe Meyer L’esprit Libre (France Culture)

De rebondissement en rebondissement, le spectateur est transporté par ce concerto à une voix joué sur les registres innombrables du théâtre. Par petites touches successives, Jacques Mougenot soulève toutes les questions que se pose le profane sur l’art d’avant-garde. Ironique, intelligent et comique…
Janick Alimi Le Parisien

Une cocasserie burlesque, pertinente et impertinente. Salutaire !
A nous Paris

Jacques Mougenot décrypte l’œuvre comme un spécialiste d’art contemporain avec tous les tics des conférenciers, leurs incidentes, leurs digressions, leur componction. Pas de doute : on s’y croirait. Car il a beaucoup de talent, Jacques Mougenot. Et une fertile imagination. […] Bref,  le spectacle de Mougenot est très bien. Et son humour vraiment ravigotant.
Jean-Luc Jeener Le Figaro Magazine

Jacques Mougenot jette là, comme sans y toucher, un regard exceptionnel d’intelligence et de cruelle lucidité sur l’escroquerie postmoderniste à la pensée.
Bernard Thomas Le Canard Enchaîné

C’est passionnant, fort pertinent et plein d’humour. A ne pas manquer.
Marie-Céline Nivière Pariscope


 
 
Par arbon - Publié dans : Lu, vu, entendu... - Communauté : L'art et la manière
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