© Hugues Barrière

CONCERTS A VENIR

A l'EUROPEEN 5 rue Biot 75017 PARIS
le mercredi 16 décembre 2009 à 20h
le mardi 23 mars 2010 à 20h

Festival MARS EN CHANSON
Charleroi BELGIQUE
le jeudi 18 mars 2010 à 20h

Nouvelles chansons


Ecoutez mes nouvelles chansons, et choisissez celles que vous aimeriez voir figurer sur le prochain disque en les notant de 1 à 5. En savoir plus.

Avant de traverser les nuages

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ARBON vous invite à découvrir sur ce blog les fils qui relient ses chansons, sa vie, son travail d’auteur-compositeur, ses inspirations, ses humeurs, l’air du temps et la vie comme elle va… Pour en savoir plus: www.arbon-lesite.com

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Refrains & couplets

Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 08:03
2012, c'est (nous dit-on) la date de la fin du monde.

Mais c'est aussi, plus certainement, le titre d'une de mes chansons de mon premier album, Etre et avoir été. Je l'ai écrite en 2003. Ça paraissait encore bien loin. Je n'y situais pas la fin du monde, mais le début d'une errance que je voyais comme le voyage de la vieillesse, une lente dérive vers l'oubli traversée par quelques éclats, la quête, comme d'un amour, d'une jeunesse qui s'éloigne, et ce déclin interminable, 2016, 2026, 2040, vers le grand âge long et glacé qui m'apparaissait semblable aux "Sibéries navrantes", plus morne et désolé qu'un paysage de toundra.


Pour écouter la chanson:
http://www.arbon-lesite.com/rub/albums/01/songs/04_2012.htm

PS pour les littéraires: ces "Sibéries navrantes" sont un écho renversé aux "incroyables Florides" heurtées par le Bateau ivre de Rimbaud.
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 08:07
Je ne sais pas très bien comment c'est venu, ni quand, mais un jour quelqu'un de mon entourage a accolé ces deux mots pour me définir. Et non seulement j'ai trouvé que ça m'allait bien, mais encore ça m'a donné des idées pour mon retour sur scène, le 16 décembre, à l'Européen à Paris. D’où la création visuelle de Kikko, et le flyer annonçant le concert (le cochon est pour le Cochon, les poissons sont pour Kodjo) :



Je suis donc en train de travailler sur la question suivante : comment un fabuliste rock se présente-t-il sur scène ? Comment est-il habillé ? Comment sont ses musiciens ? Y a-t-il un décor (attention : le budget est voisin de zéro), des accessoires, des jeux de lumière ?

J'ai des réponses, mais ça ne m'empêche pas de lancer un appel, en demandant à tous ceux d’entre vous qui ont des idées de bien vouloir m’en faire part. (Ceci est une tentative de brainstorming collectif et virtuel.)
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 08:16

Je vais mettre un choeur de "mammas africaines" sur les refrains de Kodjo le pêcheur.

La séance d'enregistrement a eu lieu vendredi dernier. Les "mammas" de Kodjo sont trois très belles jeunes femmes assez loin du cliché de la grosse mamma en boubou. Grace (à gauche) est originaire du Congo: c'est une étudiante étonnante de dynamisme que j'ai eu la chance d'avoir dans un de mes groupes lors de la rentrée de Sciences-Po. Véronique-Hermann (au centre) est une magnifique chanteuse guadeloupéenne que j'avais eu le plaisir d'accueillir en première partie de mon concert à l'Européen en avril dernier. Valérie (à droite sur la photo) vient de Côte d'Ivoire: c'est elle qui, entendant Kodjo cet été, a eu l'idée de ce choeur. Elle m'a fait d'ailleurs plein d'autres suggestions pour mon disque car elle a une écoute et une imagination musicales peu communes, au point que je me demande si je ne vais pas lui demander d'assurer à l'avenir ma direction artistique ;-)

Un grand merci à toutes les trois!
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 08:22
Hadopi est donc de retour, et sa mauvaise solution à un problème mal posé. (J'ai déjà expliqué pourquoi sur ce blog).

Entre ceux qui pensent que le Web doit devenir un espace marchand et ceux qui prônent la fidélité aux origines libertaires d'Internet, on n'est de toute façon pas près de se mettre d'accord.

Dans Web Love Story, les héros se retrouvent aux Enfers. Il s'y plaignent à un Hadès moderne (vieux rocker clouté mi-punk mi-Hell's Angel) que le réseau n'est plus libre comme avant. Avant, on partageait, avant, il n'était pas question d'argent. Et Hadès, bien sûr, se fout de leur gueule.

Once the network used to be free.
There was room for love and beauty,
No one cared about making a sale.
But tell me, tell me, tell me, tell me,
Did you believe that fairy tale ?

Once the network used to be free,
Its beauty was its liberty.
Anything could be shared on it.
But tell me, tell me, tell me, tell me,
Did you really believe that shit ?

Once the network used to be free,
Protected from trade and money.
Now it’s ravaged by greed and lies.
But tell me, tell me, tell me, tell me,
Does this come as a real surprise ?


Mais pour finir, Hades va les aider à triompher...

C'est amusant cette ressemblance des mots: HADopi, HADes. Je n'avais pas pensé jusqu'ici qu'HADES pouvait être un acronyme. Haute Autorité Des Enfers Suprêmes?

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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /2009 08:37
Il y a dix ans pratiquement jour pour jour commençait l'aventure Web Love Story.
C'est là que je situe la source du cours musical sur lequel navigue aujourd'hui ma vie.

Je raconterai plus tard, peut-être, la façon dont Michel Béra et moi avons fait connaissance, et comment nous est venue l'idée assez folle de cette comédie musicale. Aujourd'hui, je veux juste me souvenir des premières séances de travail, au cours desquelles nous avons commencé à concevoir ensemble le livret, et la musique et les paroles des premières chansons.

Elles se déroulaient au dernier étage d'un immeuble de la rue du Val de Grâce, chez Nadia Tagrine, la mère de Michel. Nadia était une musicologue extrêmement réputée, une très grande pianiste qui s'était épanouie dans la formation d'artistes de très haut niveau. Elle avait à l'époque quatre-vingt trois ans. Petite, ronde, énergique, un visage ridé dégageant une incroyable lumière, une sourire et un entrain merveilleux. Le courant était tout de suite passé entre nous, une de ces sympathies spontanées qui rendent la vie belle et limpide. En plus, elle appréciait visiblement que je détourne pour un temps son fils de ses occupations mathématiques et technologiques, pour le ramener vers la musique. C'est pourquoi elle lui avait offert de nous accueillir chez elle, et mis à notre disposition ses deux pianos.

Le soleil doux de la fin de l'après-midi tombait sur le Bösendorfer. Elle se mettait dans un coin de la pièce. Dans nos verres de whisky scintillaient l'or, le mystère, les harmonies capiteuses, les reflets du génie. Elle nous écoutait rire, inventer, tâtonner, puis partir dans d'invraisemblables délires. Quand elle jugeait que nous nous égarions, elle frappait le parquet avec sa canne, pour nous remettre sur le droit chemin. Cela durait une heure ou deux. J'enregistrais sytématiquement tout sur un mini-disque, pour pouvoir faire le tri dans ce matériel une fois rentré chez moi.


Il y eut quatre ou cinq séances similaires, après quoi nous sommes revenus à des cadres plus routiniers. A la fin de l'une d'elles, une sorte de mélancolie nous prit. C'était l'automne. Une chanson naquit, qui parlait du ciel chaud et doux, du sourire des enfants, des amours impossibles. A Yellow Day in September.


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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 08:20
Un ami m'écrit d'Allemagne, (via Facebook), pour me dire qu'il a entendu "Partie pourquoi" à la radio en se rendant en voiture à l'aéroport de Munich.
Le présentateur a introduit la chanson en disant "et maintenant, quelque chose de très français: Arbon, Partie pourquoi".

C'est un titre de mon premier album, Etre et avoir été, que je ne m'attendais guère à voir resurgir en Bavière, bien qu'il y soit question de bière (et de vodka: la Russie m'attend...)



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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /2009 08:34

Cette chanson, qui figure sur mon premier disque, était conçue à l'origine comme le premier volet d'un triptyque, sur les correspondances entre un pays et ses peintres.
Seule la Hollande, avec Vermeer et Rembrandt, a vu le jour. La France (Boucher, Fragonard) existe, sous le titre "Les amours d'Hélène", mais est encore inédite.
Un troisième volet (Pollock et Rothko) était consacré aux USA, il est resté inachevé.



La musique est de Raphaël Bancou (petit-fils de Marielle)
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 08:27
© Hugues Barrière

Dans bon nombre de chansons, il y a un pont musical, au bout de deux ou trois couplets ; cette règle vaut également pour les miennes.
En concert, durant la traversée de ces ponts, je me recule du micro, j'abandonne le rôle principal. C'est très souvent Scott qui prend le "lead". Et je me laisse aller au seul plaisir de la musique, et à la jubilation de suivre les musiciens fantastiques avec lesquels j'ai le privilège de jouer.

(A l'Européen le 9 avril. De gauche à droite: Gérard Prévost, Arbon, Patrick Gorce -perdu dans la fumée-, Scott Bricklin, Oji)
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 08:32
"Senghor à Bel Air". Plus je chante cette chanson, plus ce poème du grand poète tunisien Tahar Bekri m'émeut. Il m'a expliqué les circonstances qui l'avaient inspiré.
Pour le premier anniversaire de la mort de Senghor, en 2002, une vingtaine de grands poètes africains (dont Tahar) furent invités par le gouvernement sénégalais à venir se recueillir sur sa tombe. Problème: Senghor n'était pas enterré. Sa dépouille attendait toujours dans un local provisoire son lieu définitif d'inhumation, qui faisait l'objet d'une dispute entre les autorités et une partie de la famille. Au bout d'un an, on décida finalement de l'enterrer au cimetière de Bel-Air, à Dakar. Quand les poètes arrivèrent pour la visite, les ouvriers venaient de refermer la tombe, et l'on n'avait pas eu le temps d'y planter de vraies fleurs (d'où ces "fleurs en plastique", et ce "ciment encore frais"). C'est cet aspect dérisoire, ce côté "endormi" de l'Afrique (palabres et négligences, "tant de vicissitudes pour célébrer la farce solennelle"), cette "écume" des choses, que Tahar a voulu et su magnifiquement saisir.

© Jerôme Galichon
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /2009 08:12
Nous abordons cette année la Saint Valentin par temps de crise... et à mon avis, ce n'est pas la dernière fois.
Pour l'occasion, et pour coller au temps, voici une nouvelle chanson, dont je mettrai bientôt en ligne la musique. Elle s'appelle "Sauf l'amour".
Bonne fête à tous les amoureux (et à toi, mon amour).


Ca y est, regarde : on démonte les manèges
Le grand cirque a plié son chapiteau
Restent juste des traces de pneus dans la neige
Que le temps va effacer bientôt
Ca y est, regarde : on éteint les lumières
La fausse fête étouffe ses flonflons
L’insouciance nous était coutumière
Maintenant on serre les dents et les boulons

Tout est foutu
Sauf l’amour
Rien ne va plus
Sauf l’amour

Sauf l’amour

Ca y est, regarde : on remplit les poubelles
De stocks de toc et de flux superflus
La vie se fait plus âpre plus rebelle
Consommer ne nous rassasie plus
Ca y est, regarde : on chasse les sortilèges
La poudre aux yeux des marchands d’illusions
Se désagrège et nos esprits s’allègent
Quelque chose émerge de la confusion

Tout est foutu
Sauf l’amour
Rien ne va plus
Sauf l’amour

Sauf l’amour

Ca y est, regarde : on démonte les manèges
Le grand cirque a plié son chapiteau
Restent juste toi et moi dans la neige
Et l’amour sur nous comme un manteau



© REUTERS/Konstantin Chernichkin
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